Hamon-Jadot: une alliance à contre courant d'une division de la gauche

Publié le 16 mars 2017 Mis à jour le 16 mars 2017
Le 23 février dernier, Yannick Jadot annonce qu'il se retire de la campagne présidentielle au profit d'une alliance avec le candidat socialiste Benoît Hamon. Quelques jours plus tard cette décision a été approuvée par 79,53% des militants écologistes lors d'un référendum électronique. Face à un parti d'extrême droite en tête des intentions de vote, le rassemblement semble plus que jamais nécessaire.

Jamais une élection présidentielle ne s'était déroulée sans candidat écologiste depuis 1974. Cependant le contexte a changé: la gauche est divisée et Benoît Hamon peut être considéré comme le candidat PS avec le plus d'idées écologistes dans l'histoire du parti. Malgré les réticences de Yannick Jadot qui a affirmé en octobre dernier dans le média Reporterre (un quotidien écologiste" qu'"une alliance avec le PS est inenvisageable", les deux candidats ont décidé d'être pragmatiques d'autant plus que beaucoup de leurs idées convergent: légalisation du cannabis, abrogation de la loi travail, création d'une VIeme république et sortie progressive du nucléaire, cette dernière étant une réforme majeur dans le programme de Yannick Jadot.
Cette alliance permet d'envisager, bien que prudemment, un espoir pour la gauche d'arriver au second tour. Actuellement Benoît Hamon est crédité de 17% des intentions de vote (source: pop2017.fr) ce qui le place en quatrième position derrière Marine Le Pen, Emmanuel Macron et François Fillon. Le ralliement de Yannick Jadot devrait par principe regonfler le score du candidat socialiste de 2 à 5%. Cependant le rassemblement des gauches n'est pas complet, puisque le candidat du mouvement France insoumise Jean-Luc Mélenchon refuse catégoriquement toutes idées de rassemblement, malgré les tentatives de rapprochement entreprises par Benoît Hamon. Une pareil alliance permettrait d'augmenter jusqu'à 10% les intentions de vote pour le candidat socialiste, ce qui augmenterait la probabilité de voir à nouveau un candidat PS rentrer à l'Elysée, mais cette fois avec un programme davantage centré sur la préservation de l'environnement .
Rédactrice : Emeline Bourgeois

Mis à jour le 16 mars 2017